Nous, associations et mouvements de solidarité avec les peuples d’Amérique latine et de la
Caraïbe, appelons les Françaises et les Français à tout faire pour faire barrage à l'Extrême-
Droite lors du scrutin organisé les 30 juin et 7 juillet suite à la dissolution de l'Assemblée
nationale décrétée par le Président de la République.
La doctrine néolibérale s'inscrivant de plus en plus à l’agenda des gouvernements, les tenants
de la mondialisation s'accommodent du retour en force des autoritarismes et de la banalisation
des violences d'État. La démocratie et les droits humains sont au cœur des affrontements, face
au racisme, au fascisme, à la remise en cause de la liberté d'expression à l'ère numérique, à la
criminalisation des mouvements sociaux.
Nous ne voulons pas d'un monde dominé par l'extrême-droite, quelles qu’en soient les formes.
Les dictatures du XXème siècle et les exemples actuels du Pérou, du Salvador, de l'Équateur ou
de l'Argentine de Milei nous montrent que les régimes autoritaires produisent des effets
dévastateurs sur les populations et suscitent la résistance des mouvements sociaux et
politiques.
Nous ne voulons pas non plus des régimes et gouvernements autoritaires en Europe comme
celui de Meloni en Italie, Orban en Hongrie, Fico en Slovaquie, pour ne citer que quelques uns.
C’est pourquoi nous appelons à nous mobiliser et à poursuivre nos luttes en France, Europe et
l’Amérique Latine.
Pays des droits de l'Homme, la France ne saurait emprunter ce même chemin, elle doit pouvoir
être un repère internationaliste lié à son triptyque de Liberté-Égalité-Fraternité.
Il y va de la démocratie, mais aussi de l'avenir des mouvements sociaux déjà fortement
criminalisés.