Le 8 Mars féministe 2023 à Clermont-Ferrand

Cette année, le Collectif 8 Mars Toute l’Année propose plusieurs temps pour nous permettre de se retrouver, d’échanger et de nous mobiliser ensemble !

Le mardi 7 mars, journée de grève interprofessionnelle, retrouvons-nous à 9h30 Place Delille pour rejoindre ensemble la manifestation.

Mercredi 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes retrouvons-nous à :

  • 16h : Assemblée Générale féministe en non-mixité aura lieu à la Maison du Peuple
  • 18h : départ en manifestation depuis la Place de la Liberté

Et pour préparer ces deux dates, rendez-vous samedi 4 mars pour une journée d’ateliers féministes au Centre Richepin :

  • 10h-12h : Atelier danse avec les Rosies
  • 12h-14h : repas type auberge espagnole
  • 14h-16h : atelier chants et slogans
  • Toute la journée : atelier pancartes !

Nous sommes 1 femme sur 4 à subir du harcèlement sexuel au travail dans notre vie, 100% du harcèlement de rue, et des milliers chaque année à subir viols et agressions sexuelles, à risquer la mort par féminicide.

Nous sommes celles qu'on invisibilise dans les emplois du soin, de l'éducation, du nettoyage, du commerce… sous payées et peu ou pas reconnues.

Nous sommes toujours payées 25% de moins que les hommes, et nous sommes encore majoritairement celles à qui on assigne l'éducation des enfants et le travail domestique.

Nous sommes celles que la justice et la police ignorent : les condamnations pour viol ont chuté de 44% en 10 ans alors que le nombre de plaintes a augmenté de 42%, et celles-ci ne sont pas toujours acceptées.

Sans cesse, nos droits sont menacés et en premier lieu le droit de disposer de notre corps, avec notamment les restrictions d’accès à l’IVG. De la même manière, à chaque fois que les services publics sont menacés et désinvestis par les gouvernements, ce sont les femmes qui trinquent : les services gynécologiques sont fermés en premier lieu, et les conditions de travail des infirmières et aides-soignantes sont particulièrement dégradées. La sélection à l’université mène à l’évincement de nombre de femmes à cause notamment de l’auto-censure. A l’école comme dans les services régaliens, les formations manquent cruellement, conduisant à l’incapacité de répondre aux problématiques spécifiques que nous rencontrons.

LES FEMMES, GRANDES PERDANTES DE LA RÉFORME DES RETRAITES

Quand Macron attaque nos droits sociaux, se sont d’abord les plus précaires qui payent, à commencer par les femmes dont les pensions sont 40% inférieures à celles des hommes. Elles sont également 40% aujourd’hui à partir à la retraite avec une carrière incomplète, puisqu’elles sont davantage touchées par les temps partiels imposés et les carrières hachées ! Ajouter à cela les inégalités salariales qui influencent le montant des pensions : évidemment, les femmes sont les grandes perdantes de cette réforme !

Le projet des libéraux marche main dans la main avec celui de l’extrême droite. Pour eux, les femmes doivent s’occuper de la maison, des enfants et de leur mari, qui pourra ainsi renouveler sa force de travail et être productif. Tout autre modèle est exclu.

Le système patriarcal est responsable des oppressions subies par les femmes. Face à lui, les revendications sont nombreuses : éducation, santé, formation, égalité salariale ou lutte contre les violences sexistes et sexuelles, les changements doivent-être systémiques pour parvenir à une organisation sociale égalitaire. Le gouvernement et les pouvoirs publics doivent agir.

Le refus de se résigner peut stopper la machine grinçante du malheur et la lancer sur d'autres rails” -Gisèle Halimi

ASSEZ DE BLA BLA BLA !

NOUS VOULONS QUE ÇA CHANGE ET ENSEMBLE, NOUS POUVONS GAGNER !